Stéphanie Vuilquez

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Je suis une femme de 49 ans, maman solo (pendant 19 ans) d’une merveilleuse fille qui a 20 ans aujourd'hui. Après un engagement professionnel, et associatif bénévole pour les droits des femmes et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, j'ai opéré une reconversion professionnelle en 2020 pour me professionnaliser et devenir thérapeute psychocorporelle.

Je suis spécialisée dans l’accompagnement des traumatismes de l'intime.

La thérapie psychocorporelle repose sur le principe du "corps conscience" qui a enregistré non seulement le vécu personnel, mais également la transmission familiale (ou transgénérationnelle).

Le corps conscience :

Ma première vie professionnelle a entièrement été consacrée à ma passion d’enfance : la danse.

J'ai été professeuse de danse et danseuse professionnelle pendant 12 ans. Le moule rigide de la danse classique a participé à me conditionner à serrer les dents, surtout quand j'avais mal. Mais le jazz et les claquettes m'ont permis d'expérimenter mon corps, ses limites et surtout l'expression de mes émotions.

En 2001, lorsque je suis devenue mère, et encore plus 6 mois plus tard en devenant maman célibataire, j’ai  décidé de prioriser mon rôle de maman et de changer de travail pour compenser l'absence du "père" et être plus présente avec ma fille. J’ai alors intégré l’administration par voie de concours et me suis épuisée : dans mon rôle de maman solo avec un métier qui ne me plaisait pas. J'y ai cependant découvert l'engagement syndical pour légalité salariale, et me suis ensuite spécialisé dans la prévention des violences sexuelles au travail.

C'est durant cette période professionnelle que j’ai subi un viol par un collègue de travail, puis 10 ans plus tard du harcèlement sexuel et des agissements sexistes au travail par plusieurs collègues.

Viol :

Ce crime, le seul crime sans cadavre est une torture, il provoque un véritable cataclysme intérieur qui déborde ensuite à l’extérieur de vous, tel un tsunami, dans tous vos domaines de vie : famille, travail, amour, loisirs, amitiés. Pour l'avoir subi, je sais que souvent on commence par nier les faits, en essaye d'enfouir ce souvenir tout au fond de notre mémoire, de le refouler, de l'étouffer.

Je me sentais tellement seule, honteuse, salie, coupable, comme morte à l'intérieur. Mon violeur n’avait usé ni de coups, ni d’une arme, ni de menaces. Non, il a usé de surprise dans un premier temps, en me droguant très certainement, puis m'a intimé l'ordre de me taire avec appuyant son index sur ma bouche quand j'ai repris connaissance et qu'il était déjà trop tard.

Rappel important : quand une femme dort, d'un sommeil naturel ou provoqué, elle ne désire pas de relations sexuelles ! Si un homme a des relations avec une femme endormie : alors il s'agit d'un viol !

J'ai ensuite découvert les mécanismes de sidération et dissociation que je ne connaissais pas encore, et la culture du viol, cf. page "Ressources".

Comment ai-je survécu à cette torture ? Grace à l'expertise des associations spécialisées.

J'ai été accompagnée par le Collectif féministe contre le viol ou Viols Femmes Informations : 

0 800 05 95 95 appel gratuit et anonyme du lundi au vendredi 10h à 19h.

Cette permanence téléphonique propose aux personnes qui ont subi des violences sexuelles une écoute, un soutien, une solidarité ainsi que des informations nécessaires aux différentes démarches qu'elles peuvent entreprendre, tout en respectant leur anonymat si elles le désirent.

Les écoutantes, militantes et expertes, m'ont délivré ce message :

- je vous crois,

- il n'avait pas le droit,

- je peux vous aider,

- vous avez bien fait de nous appeler,

- la loi interdit les délits et crimes sexuels.

Pour "rendre à Cléopâtre ce qui appartient à Cléopâtre" (expression de Typhaine D dans son livre et spectacle "Contes à rebours", vous trouverez toutes les coordonnées des associations en page "Ressources".

Ces associations militantes sont les expertes de ces violences particulières. Les violences ne sont enseignées ni en médecine, ni en psychiatrie, ni en psychologie, ni dans l'éducation nationale, ni en famille, ni entre ami·es.

J'ai par la suite suivi des formations avec le collectif féministe contre le viol pour apprendre à recueillir la parole d'une victime de violences sexuelles. Et je me suis engagée dans une association d'aide aux filles et aux femmes victimes.

 

Aujourd'hui encore, je suis membre du Conseil d'Administration de Solidarité Femmes Côte d'Or, qui est la fédération nationale qui gère le 39 19, et vient en aide aux femmes victimes de violences conjugales.

J'ai tenu bon également grâce à la présence bienveillante de ma meilleure amie Clémence qui a été patiente, persévérante et compréhensive, même dans les moments où je l'ai repoussée : merci  Cléme. Merci aussi ma Lu-Divine. 

L'entourage joue un rôle primordial dans l'accompagnement des victimes de traumatismes. Soyons toutes et tous bienveillant·es avec les personnes qui ont subi des violences.

Harcèlement sexuel et agissements sexistes au travail :

L'employeur doit veiller à la santé et à la sécurité de ses personnels en mettant en place des actions de prévention, d'information et de formation (code du travail, articles L4121-1 à L4121-5). Comme j'avais été formée par les associations cheffes de file des violences faites aux femmes, je menais pour le compte de mon employeur des actions de sensibilisation au sexisme et aux violences sexuelles au travail. J'en menais également à titre bénévole pour une association française d'intérêt général qui œuvre pour les droits des femmes et l'égalité femmes-hommes.

Et pourtant, ni la mission associative ni celle professionnelle n'ont arrêté mes collègues masculins. Avec le recul, je pense même que ça a été un vrai défi pour eux de harceler l'experte prévention des violences sexuelles, et de lui faire subir les blagues sexistes, les remarques sur son physique ou sa tenue, ou encore des propositions sexuelles.

Je sais aujourd'hui que la vie me montrait le chemin : je devais aller plus loin et m'engager professionnellement aux côtés des filles et des femmes victimes.

Je me suis formée sur ces violences avec l'association cheffe de file des violences au travail : l'AVFT, Association Européenne Violences Femmes Travail, vous retrouverez également leurs coordonnées à la page "Ressources".

Education féministe

En parallèle, sur mon temps libre j’ai lu des dizaines de livres qui m’ont éclairée sur les fonctionnements de nos sociétés dites modernes :

  • Gail Dines, Catharina MacKinnon, Andrea Dworkin pour leurs expertises sur l’industrie du sexe que sont la pornographie et la prostitution : violences sexuelles qui ne profitent qu’aux hommes/clients,

  • Françoise Héritier, Benoite Groult, Eliane Viennot pour leur expertise sur la misogynie intégrée, l’anthropologie et les sciences sociales,

  • Murielle Salmona pour son expertise sur les violences sexuelles et les troubles de stress post-traumatique …

Mais également vu des documentaires sur l’engagement de Gisèle Halimi contre le viol, notamment lors du procès historique d’Aix en Provence, ou pour le droit à l’IVG lors du procès de Bobigny. Plus je découvrais l’engagement de toutes ces femmes avant moi, plus je comprenais les leviers des violences faites aux femmes, et plus je ressentais le besoin de m'engager et d'y prendre une part active.

Dernière formation qualifiante : thérapie psychocorporelle méthode Cœur Pivoine Corps Précieux

Les traumatismes s’accrochent entre eux, et forment une "dentelle traumatique". MAIS ils se détricotent les uns après les autres quand on a enfin trouvé la bonne thérapie : ça, c'est Jénnie Desrutins qui me l'a transmis et fait expérimenter récemment au cours de ma formation de thérapeute. J'avais rencontré Jennie pour la première fois en 2015 lors d'une formation associative. Elle m’avait marquée tant ses compétences en prévention de l’inceste et des violences sexuelles sur mineur·es étaient pointues. Elle a été elle-même écoutante au Collectif Féministe Contre le Viol (Viols Femmes Informations : 0 800 05 95 95) pendant 15 ans.

C'est donc tout naturellement vers Jénnie que je me suis tournée pour mener à bien mon projet de reconversion professionnelle. Le moment était venu : thérapeute psychocorporelle spécialisée dans l'accompagnement des victimes de violences sexuelles et autres traumatismes de l'intime là était ma juste place. Cette méthode  consiste en une prise en charge ciblée, complète et efficace sur les traumatismes et Troubles de Stress Post traumatique (TSPT).

 

Et pendant ma formation : j'ai enfin terminé mon chemin thérapeutique, et le voile de l'amnésie traumatique s'est levé ! J'avais été victime de violences sexuelles lorsque j'étais mineure, et mon agresseur est un proche de ma famille. 

Saviez vous que lorsqu'on a déjà été victime de violences, on a plus de chance de l'être à nouveau au cours de sa vie ? C'est ce qu'on appelle le cycle de répétition des violences. Je sais également que l'agresseur est presque toujours un proche, dans 94 % des cas lorsque la victime est mineure, ce qui ne facilite pas la dénonciation.

 

J'ai donc démissionné de la fonction publique, et me suis installée thérapeute psychocorporelle.

Ce qui m'a définitivement sauvée c'est d'avoir été entendue, crue et prise en charge avec cette méthode incroyablement efficace au cours de mon cursus de formation. Ca a donc fonctionné pour moi, ça fonctionnera, je le sais, pour chacune d'entre vous.

Je suis également formatrice à cette méthode "Accompagner les blessures de l'intime, Cœur Pivoine, Corps Précieux".

Je vous accueille avec bienveillance, forte de mes expériences personnelles, professionnelles et militantes, dans mon atelier : espace de transmutation et de création, cocon de douceur où vous vous sentirez en totale sécurité et soutenue ! Mais également à domicile, en séances en extérieur, en téléconsultation et en séance de groupe.

Enfin, avant de vous laisser naviguer sur les autres pages du site, sachez que vous avez accès aux ressources que j’ai créées ainsi qu’à d'autres informations primordiales sur la page ressources.

A très bientôt,

Stéphanie.